Cambodge : Phnom Penh

30/03/2011 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Après le passage de la frontière Laos – Cambodge, nous avons roulé toute l’après-midi pour descendre jusqu’à Phnom Penh, la capitale, qui se trouve plus au Sud du pays. Et là, j’ai bien trouvé que c’était beaucoup plus pauvre qu’ailleurs. Peut-être dû à la pluie qui n’a pas cessé de tomber toute la journée, je ne sais pas, mais on a traversé des villages vraiment perdus, des maisons en paille ou en bois au bord de la route et les enfants jouaient dehors. Habitués à la mauvaise condition climatique de certaines saisons, la pluie ne leur fait pas peur, mais cela les rend encore beaucoup plus pauvres, car la récolte devient impossible. Je ne doute pas que ces maisons là étaient encore probablement sans électricité, et bien sûr, encore moins sans eau courante.

Pour parler justement de l’eau courante, il ne fallait bien sûr pas boire l’eau du robinet, même dans les grandes villes. Rien que de se brosser les dents sans avaler l’eau, ça m’a rendu légèrement malade au Laos, lorsque j’ai pris le risque, n’ayant plus d’eau courante. Ce n’était rien de grave. En Thaïlande en revanche, aucun problème nulle part. Stéphanie ne prenait pas le risque, mais moi si. Cette petite Stéphanie est en effet plus fragile que moi je crois bien !!

 

Nous sommes arrivées en soirée. On a pris un tuk-tuk, direction n’importe quel hôtel ou guest house. Il nous dépose devant un super bel hôtel. Moins de 5 euros chacune la chambre double. J’adore lorsque ce n’est pas cher !!! Ah je ne vous ai jamais parlé comment nous faisions pour laver nos vêtements. Et bien, pour se faire un peu de monnaie, beaucoup de locaux proposent leur service. Pratique !!

On a trouvé quelques bons restos français là aussi. Nous étions contentes. Et pas cher. Au Cambodge, rien n’était cher non plus. Mais un harcèlement quotidien de toute la population nous est devenu vraiment pénible. Que ce soit Tuk-tuk, massages, restaurants, les mendiants, ou les enfants vendant leurs babioles ridicules, c’était en permanence. Chaque minute, il y avait quelqu’un, sans mentir !!

On avait à peine fini de manger que les Tuk-tuk nous demandaient déjà de nous raccompagner chez nous.

 

Ils parlent tous très bien anglais, adultes comme enfants. A l’école, ils apprennent en anglais et dans leur langue nationale aussi.

Bref, donc les enfants mendiants, je vous fais le speech : « onlyyyy oneeeeee dollaaaaaaaaaaaaaar, pleaseeeeeeeeeeeeee, buyyyy for meeeee ». Mdrrrrr !!! Ce n’est pas drôle ils sont pauvres je suis d’accord, mais c’est vraiment trop fort à entendre. Avec leur visage pour faire pitié.   « Whyyy ?? Cheeeaaap cheeeaaaap for youu !! »

Donc oui je crois que c’est vraiment au Cambodge où j’ai été la plus généreuse. Ils me faisaient tous de la peine. Mais c’était quand même super pénible de donner à chaque fois. Mais bon, un peu à tout le monde c’est mieux que rien. Il y a aussi beaucoup d’handicapés, des gens défigurés, ou avec des jambes en moins qui font la manche. Mais il y a aussi les enfants qui vendent des bouteilles d’eau devant le Palais Royal. Au moins quelque chose d’utile !!

 

Le premier jour, nous nous sommes donc promenées dans la ville, malgré l’harcèlement. La ville est assez belle je trouve, des beaux temples, des beaux monuments.

C’est au Cambodge où il y a le plus de motos. Au Laos et en Thaïlande aussi, mais au Cambodge, beaucoup plus que de voitures. Ca circule dans tous les sens. Cette ville m’a un peu fait flippée en tant que piéton. Un jour, on devait traverser une grande route à plusieurs voies où ça circulait en permanence. Aucun feu ou aucun stop pour arrêter les motos et voitures. Comment traverser ?? La solution est de traverser avec des locaux ah ah ah !! J’ai aperçu 2 mecs pas très loin, j’ai dit à Stéph « viens on va traverser avec eux, ça va être que de la rigolade ». En effet, nous qui attendions depuis 5 minutes le moment de traverser, avec les mecs, c’était trop facileeeeee !!! Slalomer entre les motos, c’est troppp facile en fait !! 2 minutes après, nous étions sur l’autre côté de la voie. Soulagées, on a pu continue notre route… J

En fin de journée, nous avons été voir un documentaire en français à propos de la guerre au Cambodge de 1975-1979. Ca a beau être en français, on n’a pas tout compris. Ahh moi et l’histoire, ça n’a jamais été mon grand fort. Mais bon, j’étais intéressée bien sûr !!

Donc le lendemain, on a pris un Tuk-Tuk qui nous a conduits au musée. Donc nous avons visité l’ancien lycée, l’endroit où ont été torturées les victimes de la Khmer Rouge. Visite des lieux, photos, témoignages… C’était très intéressant. Dans toute cette histoire, le fait de savoir que ces faits ne datent pas de très longtemps et que beaucoup des cambodgiens qui ont vécu cette guerre sont encore en vie, ça fait bizarre. Ensuite, on a visité le lieu « Killing Fields », un ancien cimetière chinois où maintenant il y a un monument avec tous les crânes et os des victimes.

C’était très intéressant. Finalement, après ces visites, on a un peu mieux compris. C’était bien d’avoir visionné le documentaire avant.

En fin de journée, on a voulu aller voir le super coucher du soleil face au lac. Notre guide Lonely Planet nous le conseillait fortement. Mdr !! On a été un peu surprises. Nous nous sommes retrouvées dans un quartier pauvre de la ville, avec des déchets partout, et nous n’avons trouvé aucun point de vue intéressant pour voir un beau coucher de soleil. Pour les locaux, la vue était là, face à de la merde apparemment. Mais j’ai bien apprécié la visite de cet endroit, les gens étaient vraiment souriants.

Dernier jour à la capitale un peu relax, avec la visite du Palais Royal, et un petit tour aux marchés.

 

 

 

 

 

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